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La série au rythme le plus stressant est de retour pour une toute dernière salve d’épisodes. J’ai une relation étrange avec la série The Bear, plébiscitée par à peu près tout le monde. Au fil des ans, je vais la trouver très bonne une saison, et la suivante va m’ennuyer au plus haut point. Alors qu’en est-il de celle-ci ?
Tout d’abord, nous apprenons que l’accident de la route dont était victime Richie (Ebon Moss-Bachrach) à la fin de l’épisode spécial Gary, sorti en mai dernier, était bénin. La saison commence donc juste à ce moment, lors du dernier jour d’ouverture du restaurant. Le compteur d’heures d’Oncle Jimmy étant tombé à zéro et le restaurant ne rentrant toujours pas dans ses frais, il souhaite comme convenu vendre celui-ci, car il a fait de mauvais placements, se retrouvant plus ou moins ruiné.
Le format de cette ultime saison est assez particulier, l’action ayant lieu lors d’une unique journée (hormis l’épisode final). Une journée que l’on pourrait qualifier de noire pour l’équipe, qui va devoir, pour préparer l’ouverture, faire face à de nombreux éléments qui vont se mettre en travers de sa route : le système de réservations ne fonctionne plus, la cave est inondée, et des problèmes de plomberie s’ensuivent, suite à de grosses intempéries ayant lieu à Chicago. De plus, Natalie (Abby Elliott) se voit dans l’obligation de confier son nouveau né à Donna (toujours interprétée par la grande Jamie Lee Curtis) à qui elle fait moyennement confiance vu les casseroles qu’elle se traîne. La soirée en cuisine et le service seront bien évidemment tout aussi éprouvants.
Une histoire de famille
Carmy avait exprimé son souhait en fin de saison dernière de se retirer du monde de la restauration, ce qui va également peser sur le reste du staff. Il souhaite passer la main à Syd, que l’on a vu évoluer au fil des années, mais qui manque toujours d’assurance pour exprimer ses idées, ses envies, ou tout simplement ce qu’elle pense. Quant à Luca, celui-ci est sur le point de retourner à Copenhague. On est donc sur un changement imminent de statu quo pour The Bear.

La dynamique entre les personnages est toujours agréable à observer : Marcus (qui vient d’avoir un article le qualifiant de meilleur chef émergeant) avec Luca, Richie avec Jessica, les Faks pour le côté comique, et même Carmy avec Syd, que j’ai enfin commencé à apprécier cette saison (mieux vaut tard que jamais me direz-vous !). L’évolution du personnage de Richie restera par ailleurs un des points forts à retenir de cette série.
Concrètement, ce début saison m’a beaucoup stressé et commençait à me taper sur les nerfs (vous vous souvenez de mon problème avec une saison oui / une saison non ?), mais arrivé à l’épisode 7 c’était devenu parfait. La série aurait même pu se conclure avec cet épisode, qui renvoyait un sentiment de travail accompli.
Mais le dernier épisode, plus détendu et avec un rythme beaucoup plus lent (trop peut-être, à cause de ce monologue de 3h ?), et qui m’a même arraché plusieurs sourires, permet à la série de se conclure sur une note positive et plus apaisée.

J’ai trouvé l’humour plus marqué avec cette saison 5, bien qu’il ne fonctionnait pas tout le temps. De même, l’intrigue autour du critique Michelin était étrangement menée, car pour le spectateur, il était évident que celui-ci était déjà passé au restaurant il y a 1 ou 2 saisons.
L’évolution du personnage de Richie restera un des points forts à retenir de cette série.
La journée de Jimmy (Oliver Platt), The Computer et Cheese (jouée par Elsie Fischer qui était dans Eighth Grade, un excellent film de Bo Burnham qui avait également été produit par Christopher Storer, créateur de The Bear, et que j’avais conseillé dans ce vieil épisode de Papas Poules, dans une autre vie), est très marrante à suivre.

Certains personnages comme Claire et Tiffany ne sont pas présents dans cette saison, hormis dans la toute dernière scène, à cause de la temporalité des événements, mais cela ne m’a pas gêné, ces arcs-là ayant été bouclés précédemment. Les personnages mineurs, tels que Tina ou Ebra, ne sont pas oubliés, et leurs histoires viennent également se conclure.
Sans atteindre les sommets de la saison 2, cette ultime saison casse donc ma malédiction d’une saison sur 2 avec The Bear, car j’ai plutôt bien apprécié celle-ci dans son ensemble et surtout les 2 derniers épisodes, qui sont à part.
Et vous, est-ce que cette ultime saison de The Bear vous a convaincu ?

Description
Création : Christopher Storer8 épisodes - 25 min - 1h
Sortie : 26 Juin 2026
FX - Hulu - Disney +
J’ai aimé
- L'esprit d'équipe
- La dynamique entre les personnages
- Une conclusion satisfaisante
J’ai moins aimé
- Le stress du début de saison
- Le monologue de fin

