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Green Lung fait partie de ces groupes que j’ai découvert avec la programmation du Hellfest il y a quelques années, et qui ont été un coup de cœur instantané.
La formation, originaire de Londres, offre depuis bientôt une décennie un savant mélange de stoner/doom metal (rassurez-vous, ça fait moins peur que ça en a l’air) avec des paroles occultes, et je n’ai cessé de vanter leurs mérites dans notre podcast, et même dans des podcasts amis.
Ce quatrième album, intitulé Necropolitan, et inspiré des Magnificent Seven (les sept cimetières victoriens autour de Londres), s’ouvre sur le bien nommé Open The Hellmouth, aux sonorités inquiétantes, rappelant les heures de gloire de John Carpenter et annonçant d’emblée l’ambiance qui nous attend ici.
Écouter l’album :
Une virée vers les bas-fonds du Londres des 60s/70s
Pour un genre musical qui se veut sombre, Tom Templar (le chanteur) et sa bande de musiciens ont en tout cas un certain don pour trouver des refrains efficaces et entrainants, qui donnent envie de chanter à tue-tête (Black Magic Radio, Evil in This House…).
Le groupe n’hésite pas à pondre également des morceaux plus nerveux et rapides, comme avec Necropolitan Line. L’organiste John Wright semble ici possédé, et a l’occasion de montrer toute l’étendue de son talent, aux côtés du guitariste (et mon chouchou) Scott Black.
Je n’avais au premier abord pas vraiment aimé le premier single de l’album, sorti il y a quelques mois, Evil in This House, mais après plusieurs réécoutes, le riff lourd et redondant, accompagné de son refrain enivrant font mouche, et feront la joie des festivaliers l’été prochain (on espère d’ailleurs croiser une nouvelle fois Green Lung en Valley au Hellfest, mais nulle doute qu’il sera plus difficile cette fois de se frayer un chemin jusqu’au premier rang).
Le morceau Together in Death nous offre un nouveau solo magistral de Scott Black, qui maitrise sa SG à la perfection. Pour finir l’album en beauté, le riff d’intro de To The Gallows Born, que l’on va aussi retrouver disséminé dans le morceau, ajoute un petit côté funk que l’on ne connaissait pas au groupe.
Dans Necropolitan Line, l’organiste John Wright et le guitariste Scott Black ont l’occasion de montrer toute l’étendue de leur talent.
Si les singles (Evil in This House et Necropolitan Line) ne m’avaient que moyennement emballé à leur sortie, ce qui me faisait un peu peur sur le résultat de l’album, je trouve au final que celui-ci se tient très bien dans l’ensemble, même si j’ai une préférence pour leur précédent.
Avec ce nouvel album, qui succède donc à l’excellent This Heathen Land, Green Lung s’éloigne un peu plus de ses références Sabbathiennes et confirme qu’il joue dans la cour des grands, en peaufinant sa patte sonore, de plus en plus reconnaissable. Une chose est certaine, en écrivant cette review, votre serviteur s’est en même temps empressé d’acheter un exemplaire du vinyle !
Green Lung est actuellement en tournée et sera au Bataclan à Paris le 14 Décembre 2026.

Description
Sortie le 11 Septembre 2026Durée : 40 min
Nuclear Blast Records
J’ai aimé
- Black Magic Radio
- Together in Death
- To The Gallows Born
J’ai moins aimé
- La voix aigüe de Tom Templar peut à terme fatiguer au bout d'un certain temps d'écoute


