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Des ados riches, d’autres moins, une île, des premiers amours et des secrets de famille… Voilà le programme de cette petite série sans prétention, mais qui a su me charmer. On en parle tout de suite !
Les personnes qui me connaissent savent que The O.C. (Newport Beach en France) a toujours eu une place particulière dans mon cœur de sériephile. Cette série du début des années 2000 avait une première saison quasi parfaite, et surtout des personnages emblématiques. Comme le dit si bien le critique Alan Sepinwall dans un épisode de son nouveau podcast TV is Good (intitulé « Est-ce que Sterling Point est le meilleur soap young adult depuis The O.C. ? »), il se passait énormément de choses dans The O.C., avec des saisons de 24 épisodes qui avaient de quoi alimenter 2 ou 3 saisons en une seule.
Dans Sterling Point, dont la première saison est sortie cet été sur Prime Video, créée par la canadienne Megan Park avec Josh Schwartz (créateur de oh, surprise, The O.C.) dans l’équipe de showrunners, nous n’avons que 8 épisodes à disposition, donc très peu de temps à perdre en tergiversations. Cela va donc tout aussi vite que pour la série des années 2000, mais cela fonctionne tout de même.
Nous suivons ici Annie (jouée par Ella Rubin), une new-yorkaise de 17 ans qui apprend qu’elle a été recalée du stage d’été dont elle rêvait. Elle vit avec son frère jumeau Connor (joué par le nepo-baby Keen Ruffalo) et, on l’apprend rapidement, leur père adoptif, veuf depuis quasiment leur naissance (oui, ça fait beaucoup en termes d’exposition, mais il n’y a que 8 épisodes rappelez-vous). Ils découvrent que leur grand-père maternel est décédé récemment et leur a légué une propriété au Canada.
Secret sur secret
Annie découvre également que son père adoptif (joué par Jay Duplass, le moins célèbre des deux frères) lui a caché des lettres de son grand-père depuis sa naissance, qui lui étaient adressées. La dernière en date comporte une mention intrigante : « Trouve-la ». Comme elle n’a finalement rien d’autre à faire de son été, elle décide d’aller enquêter à Muskoka, en Ontario pour voir de quoi il retourne.
Je spoile légèrement, mais c’est dans le trailer, donc bon : peu après son arrivée dans la propriété dont elle est héritière, Annie va tomber nez à nez avec ce qui semble être la fille de sa mère adoptive (vous suivez ?), une jeune fille prénommée Ramona qui de prime abord est très renfermée et peu avenante. Les jeunes filles vont apprendre à se connaître et partager leurs sentiments, vivre leurs premiers amours, etc. tout au long de l’été, en même temps que des secrets enfouis vont éclabousser plusieurs familles.

Il s’agit donc bel et bien d’une séries d’ados, mais d’ados qui subissent les choix de leurs parents, comme l’était en un sens The O.C., voire même pire pour certains personnages qui se retrouvent forcés de vivre comme des adultes.
Sterling Point est une série assez addictive, et on peut rapidement se retrouver à binger toute la saison.
Sterling Point est une série assez addictive, avec des cliffhangers à chaque fin d’épisode, ce qui fait que l’on peut rapidement se retrouver à binger toute la saison. Elle offre de nombreux rebondissements, et hormis un retournement de situation vers la fin que l’on ne pouvait pas spécialement voir venir, le reste se devine assez facilement. Attention, cela fonctionne tout de même très bien, et on se laisse porter par l’histoire. Je me suis d’ailleurs posé la question si la série n’était pas adaptée d’un roman, comme cela avait pu l’être pour le YA drama Looking for Alaska (oui, de Josh Schwartz également, que voulez-vous, sa patte est très présente dans ce genre de productions), mais non, il s’agit bien ici d’une création originale.

Les personnages sont d’ailleurs pour la plupart très bien écrits, et personnellement je suis fan de Maple qui lit le New Yorker à 12 ans. Certain•es acteur•ices s’en sortent cependant mieux que les autres. Amélie Hoeferle et Ella Rubin, qui jouent les deux personnages principaux, s’en sortent haut la main et l’alchimie entre les deux fonctionne parfaitement. Keen Ruffalo apporte à l’ensemble une touche d’humour un peu débile bienvenue, mais Jacob Whiteduck-Lavoie, qui interprète Ellis (un intérêt romantique d’Annie qui pilote des hydravions à 17 ans, pourquoi pas), est clairement en dessous du reste du casting. Mais cela peut aussi faire partie du charme de ce genre de séries : je parlais de The O.C. au début de cet article, et beaucoup d’acteurs pataugeaient également dans la semoule à l’époque, hormis quelques uns qui sortaient du lot comme Adam Brody. À noter dans les acteurs vétérans la participation de Jeffrey Dean Morgan (moins violent que dans The Walking Dead, mais qui met quand même un pain dans une scène).
Malgré les quelques défauts de la série, j’ai tout de même beaucoup apprécié cette première saison de Sterling Point. Le dernier épisode n’évite pas les clichés des drama / soap, qui finissent par être pour la plupart résolus, mais en nous ouvrant une porte avec un changement de statut quo pour une saison 2 qui a déjà été commandée. Celle-ci ne devrait pas sortir avant 2028, et j’ai en tout cas hâte de voir ce que nous réserve l’équipe créative pour la suite !

Description
Création : Megan Park8 épisodes - 45 min
Sortie : 5 Août 2026
Prime Video
J’ai aimé
- Suivre les aventures de ces amis
- La relation entre Ramona et Oona
- Les décors
J’ai moins aimé
- Pas trop compris la relation entre Annie et Rory, et le fait que celui-ci soit considéré comme un beau-gosse
- Des retournements de situation que l’on voit venir
- Voir Ramona fumer dans 9 plans sur 10

