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Askabak, nouvelle maison d’édition, nous propose avec ce premier titre une anthologie autour du thème des maisons hantées.
Lorsque deux anciens des Moutons Électriques décident de mener un nouveau projet ensemble, suite à la fermeture de ladite maison d’édition, cela donne Askabak, nouvel éditeur de romans de genre. Créée fin 2025 par Melchior Ascaride (graphiste indépendant évoluant dans le monde de l’édition, et ami avec qui j’ai fait mes études et créé le studio graphique le plus éphémère au monde il y a une quinzaine d’années), et Mérédith Debaque, en voici la première production.
Les Demeures Terribles, sorti en précommande sur Ulule en fin d’année, et depuis disponible via le site de la maison d’édition, est un recueil de nouvelles de genre ayant donc pour thème principal les habitations hantées. On peut dire que c’est en quelque sorte la suite logique des Saisons de l’Étrange, développées il y a maintenant quelques années par Melchior Ascaride.
7 histoires horrifiques à lire avant de se coucher
Dans la première nouvelle, intitulée À la Chandelle, l’autrice Mélanie Fievet traite de vieillissement, de décomposition, et d’une maison hantée par un poète qui prend l’apparence d’un feu glouton, avide de consumer la chair de sa prisonnière. Tout un programme on vous dit !
Dans Le Roi des Lépreux, Christophe Gros-Dubois s’essaie au slasher, avec un esclave revenant qui tourmente des planteurs en Martinique.
Fantômes at Home, de Gilles Ascaride, nous parle de paralysie du sommeil, et de ces formes et fantômes que l’on redoute en se couchant, mais que l’on entend plus qu’on ne les voit.
La plus longue nouvelle du recueil, Dernières Demeures, de Nicolas Texier, est, je pense, ma préférée. Dans celle-ci, l’auteur nous conte l’histoire d’une personne travaillant pour une société de services funéraires spatiaux pour milliardaires. Un huis clos dans l’espace à la Alien, se terminant sur un scénario catastrophe. J’ai trouvé ce texte très prenant et efficace.



La nouvelle d’Alex Nikolavitch, Vortace, rend hommage aux séries des années 2000 du samedi soir, avec un policier accompagné d’une enquêtrice du paranormal, qui vont faire une découverte très surprenante.
Mérédith Debaque, avec Un Coin Parfait pour Disparaître, nous emmène en « vacances » dans un camping au bord de la Manche. Mais il s’agit de vacances dont il sera difficile de revenir entier.
Et enfin -4, de Julien Caldironi, est un conte urbain crasse et horrifique se déroulant dans un sous-sol de parking. Une lecture à glacer le sang, dont on ne ressort pas indemne.
Toutes les histoires sont assez originales, ne serait-ce que par la variété des lieux hantés.
Je trouve que la nouvelle, et d’autant plus dans un genre tel que l’horreur / épouvante, est un exercice assez périlleux. Il va en effet falloir en très peu de pages installer un monde (ou en tout cas l’esquisser) et une histoire, tout en captivant rapidement le lecteur / la lectrice, ce qui n’est pas aisé.
Au final, une fois la lecture terminée, j’ai trouvé toutes les histoires assez originales, ne serait-ce que par la variété des lieux hantés, ou les personnages mis en avant. Pour moi, c’est un exercice rempli haut la main pour ce premier ouvrage de l’éditeur, qui je l’espère, ouvrira la voie à de nombreuses futures publications !

Description
Auteurs / autrices : CollectifSortie : Décembre 2025
Askabak - 182 pages
Prix : 18 €
J’ai aimé
- La diversité et l’originalité des histoires
- Les différentes couvs
J’ai moins aimé
- Quelques petites coquilles dans les textes

