Share This Article
The Black Keys continue de s’éloigner des sonorités blues rock qui ont fait sa renommée, pour se rapprocher de la pop avec ce 13e album, enregistré à Nashville.
Dès la première écoute, force est de constater que le duo ne ressemble plus vraiment au Black Keys qu’on a connu et aimé. Le titre éponyme qui ouvre l’album a un refrain pop plutôt efficace, mais sans réelle saveur ni originalité… S’ensuit The Night Before, le single de l’album, qui est sympathique au demeurant, mais se révèle également assez insipide. Babygirl s’ouvre sur des notes de piano, qui ne quitteront pas le morceau, au rythme assez joyeux accompagné de synthés. Make You Mine est probablement mon morceau préféré de l’album. Celui-ci semble tout droit sorti d’un album de la Motown. Peu de guitares le composent, mais les refrains et chœurs sont assez entêtants.
Écouter l’album :
La deuxième partie de l’album est un peu meilleure. Il faudra tout de même attendre le 7e titre (sur les 11 de l’album), Man on a Mission, afin d’entendre un morceau qui semble se rapprocher un peu plus des Black Keys que l’on connait, avec ses riffs et refrains catchy et ses envolées de guitares saturées.
Il n ‘y a pas de morceau vraiment mauvais, mais pas non plus de morceau vraiment bon. On a été habitué à bien meilleur de la part de The Black Keys.
À noter également All my Life, avec son côté groovy/funk intéressant. A Little Too High, en fin d’album, a je trouve une petite touche pop rock anglaise qui a plutôt bien fonctionné sur moi. On peut y entre des sonorités à la Oasis voir même Beatles.
No Rain, No Flowers se conclut avec Neon Moon, le plus long morceau du disque, sous forme de ballade qui pourra donner envie de balancer ses bras en l’air de gauche à droite lors des futurs concerts du groupe.
Toujours est-il que pour une formation qui est quand même à la base un duo guitare / batterie, j’ai eu du mal à entendre la guitare sur cet album. On y entend plus souvent du piano, du violon, ou des effets aux synthés.
Un gros manque d’inspiration
On est donc bien loin d’un Brothers ou d’un El Camino, pour citer leurs opus les plus connus, et à des années lumières du son que l’on pouvait avoir sur les tous premiers albums du groupe. Aucun morceau n’est vraiment mauvais ou désagréable à écouter, mais aucun ne sort non plus du lot. On est en droit d’en attendre plus d’un groupe qui nous a pondu Little Black Submarine, Your Touch, ou encore Howlin’ for You…
En conclusion, nous somme en présence d’un album qui pourra s’écouter en roulant en voiture sur de longues lignes droites, mais qui manque de la folie rock et blues de ses prédécesseurs les plus marquants, et même sans le comparer à ce qui a été fait auparavant, celui-ci reste assez fade donc très vite oubliable.
Dan Auerbach et Patrick Carney arriveront-ils un jour à retrouver l’inspiration ? Je continue en tout cas de l’espérer ! Pour les intéressé.es The Black Keys sera en concert à Rock en Seine le 28 Août 2026.

Description
Sortie le 8 Août 2025Durée : 37 min
Easy Eye Sound / Warner Records
J’ai aimé
- Make You Mine
- A Little Too High
- Neon Moon
J’ai moins aimé
- No Rain, No Flowers
- On Repeat
- Down to Nothing


