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Gorillaz fête ses 25 ans avec un neuvième album intitulé The Mountain et issu du voyage de Damon Albarn et Jamie Hewlett en Inde. Après quelques écoutes, voici notre avis sur ce nouvel opus.
Même si une nouvelle sortie de Gorillaz n’est plus autant un événement que ça ne l’a pu l’être auparavant (la faute à un ou deux albums moins mémorables sur ces dernières années), c’est toujours avec plaisir que je découvre un nouvel album de la formation orchestrée par Damon Albarn.
Écouter l’album :
Gorillaz, en 2001 et du haut de mes 13 ans, était rapidement devenu mon groupe préféré, avec leur premier album que j’avais écouté certainement une cinquantaine de fois cet été là sur mon discman. Les visuels de Jamie Hewlett m’attiraient énormément (et continuent de m’attirer), et c’est donc naturellement que les années suivantes j’achetais tout album ou compilation de b-sides qui sortait.
On Melancholy Mountain
Mais place à cette nouvelle sortie : The Mountain s’ouvre sur le titre instrumental éponyme, qui nous transporte directement vers les sommets de l’Himalaya. Le ton est donné pour l’heure qui va suivre.
Damon Albarn s’est une nouvelle fois entouré d’une multitude d’invité.es, comprenant des musiciens de folklore indien, des artistes issus du hip-hop, de la pop ou disco. Mais dans la continuité de cet album qui explore les thèmes de la mort et l’au-delà, celui-ci comporte également plusieurs featurings post-mortem, issus d’anciennes sessions d’enregistrements pour d’autres albums (Bobby Womack, Mark E. Smith de The Fall entre autres..).
Damon Albarn, Jamie Hewlett et les artistes qui les entourent nous livrent au final l’album le plus dépaysant de Gorillaz.
Tous les morceaux de The Mountain sont empreints d’une certaine mélancolie, mais certains comportent également des touches joyeuses grâce à des refrains inspirés, ce qui a souvent fait la marque du groupe.
Une chose est certaine, c’est que l’on voyage : entre The Manifesto (feat. Trueno & Proof), chanté en espagnol, Damascus (feat. Omar Souleyman & Yasiin Bey) en arabe, The Shadowy Light (feat. Asha Bhosle, Gruff Rhys, Ajay Prasanna, Amaan Ali Bangash & Ayaan Ali Bangash) en hindi, ainsi que toutes les parties instrumentales aux sonorités indiennes, difficile de faire plus éclectique. L’utilisation de nombreux instruments à vents ajoute à l’ambiance envoutante qui se dégage de ce 9e album studio.
Au final, Damon Albarn, Jamie Hewlett et les artistes qui les entourent nous livrent l’album le plus dépaysant et émotionnel de Gorillaz. Mais dans son ensemble et sa narration façon concept album, je trouve que The Plastic Beach était un cran au dessus et se tenait mieux sur la longueur.
On ressort de cet album transporté et apaisé. Cependant, difficile de faire ressortir certains morceaux préférés par rapport à d’autre, tant The Mountain s’écoute d’une traite et forme un tout indissociable.

Description
Sortie le 27 février 2026Durée : 66 min
Kong
J’ai aimé
- The Happy Dictator
- Orange County
- The Plastic Guru
J’ai moins aimé
- The Empty Dream Machine


